Le 26 janvier 2026, la 15ème session de la Grande Commission mixte de coopération maroco-sénégalaise s'est tenue à Rabat, marquant un tournant historique dans les relations bilatérales. Co-présidée par le Chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, et le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, cette session a abouti à la signature d'une vingtaine d'accords stratégiques couvrant la quasi-totalité des secteurs de développement.
Des accords multisectoriels de grande envergure
Les signatures paraphées par les ministres respectifs, notamment Nasser Bourita (Maroc) et Cheikh Niang (Sénégal), touchent des domaines essentiels pour la souveraineté et la croissance des deux nations :
- Infrastructures et Transport : Coopération sur les autoroutes, la sécurité routière et le transport international.
- Économie Numérique : Protocole d'accord pour accélérer la transformation digitale.
- Industrie et PME : Développement des infrastructures industrielles et normalisation.
- Agriculture et Pêche : Focus sur la sécurité sanitaire des aliments, les filières animales et l'aquaculture.
Focus sur les projets d'avenir
L'un des points culminants des discussions a été l'état d'avancement du Gazoduc Afrique Atlantique. Ce projet monumental est présenté comme le symbole de la coopération Sud-Sud, le Sénégal devant jouer un rôle central dès sa première phase.
De plus, une synergie portuaire accrue est prévue entre les géants logistiques :
- Connexion stratégique entre Tanger Med et le Port autonome de Dakar (PAD).
- Partenariats entre le nouveau port de Dakhla et les ports sénégalais de Ndayane et Bargny.
Éducation, Jeunesse et Sport
La coopération académique reste un pilier avec la signature d'un programme d'application pour la période 2026-2028 dans l'enseignement supérieur. Le Maroc a également réaffirmé son soutien au Sénégal pour l'organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) à Dakar en 2026, premier événement olympique sur le sol africain.
Perspectives Économiques : Le rôle du secteur privé
Les deux parties ont appelé à une implication active du secteur privé à travers le Groupe d’Impulsion économique (GIE). Une réunion de ce groupe sera prochainement organisée pour dynamiser les investissements directs et renforcer les échanges commerciaux, faisant de l'espace atlantique africain une zone de co-émergence et de stabilité.
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