Partir étudier au Canada juste après un BTS ou un DUT fait rêver, mais le terrain est plus technique qu’il n’y paraît. Beaucoup d’étudiants imaginent une transition « naturelle » vers une université canadienne, comme si les deux années post-bac françaises se traduisaient automatiquement en une entrée en troisième année.
En 2026, la réalité administrative repose sur une reconnaissance des diplômes au cas par cas. Les politiques d’admission varient selon la province, la faculté et même le programme spécifique choisi.
Pourquoi l'entrée directe en 3e année est-elle rare ?
Les universités canadiennes évaluent l’adéquation entre vos cours antérieurs et leur structure. Un BTS ou DUT est très professionnalisant, alors qu'un Bachelor canadien intègre des prérequis méthodologiques et généraux sur quatre ans.
Le vrai levier : Raisonner en crédits transférables. Au Québec, par exemple, une entente de réciprocité permet souvent de convertir 2 crédits européens (ECTS) en 1 crédit québécois.
| Point de départ (France/Sénégal) | Option la plus fréquente (Canada) | Avantage |
|---|---|---|
| BTS (Tertiaire/Service) | College public (Graduate Certificate) | Insertion rapide, projets concrets, Co-op. |
| DUT/BUT (Technique) | Bachelor avec crédits transférés | Approche appliquée et forte employabilité. |
| BTS/DUT + L3 | Master (si profil excellent) | Diplôme plus lisible pour l'admission. |
Les trois routes vers le succès : Colleges, Universités et Québec
1. La voie "College" : L'option la plus pragmatique
Les colleges canadiens proposent des diplômes orientés métier (Advanced Diploma, Graduate Certificate). Pour Samir (DUT Info), c’est la porte la plus réaliste : il peut intégrer un programme de développement logiciel avec un volet Co-op (stage rémunéré), très prisé des employeurs en 2026.
2. La voie "Université" : Pour les profils académiques
Entrer à l’université après un Bac+2 reste envisageable, mais préparez-vous à être admis en 1re ou 2e année. Léa (BTS NDRC) doit comparer les exigences d'admission et la politique de transferts de crédits avant de choisir sa ville.
3. La spécificité du Québec (Cégep et AEC/DEC)
Au Québec, vous pouvez obtenir un DEC technique en un an au lieu de trois si votre BTS est jugé équivalent et réussi. Les droits de scolarité en 2026 pour les étudiants internationaux au collégial varient entre 14 500 CAD par an selon la filière.
Budget et financement : Chiffrer son projet en 2026
La mobilité étudiante se joue sur votre capacité financière réelle. Voici les ordres de grandeur pour 2026 :
- Frais de scolarité :
- Colleges publics : 14 000 CAD/an.
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Universités (Bachelor) : 25 000 CAD/an.
-
Coût de la vie : Comptez environ 15 000 CAD par an pour le logement, la nourriture et les frais personnels.
Conseil de sécurité : Prévoyez une marge de 10 à 15 % pour absorber les imprévus (hausse des loyers ou billets d'avion).
Admission et Permis d’études : Les points de vigilance
En 2026, Immigration Canada (IRCC) a gelé la liste des programmes admissibles au Permis de travail postdiplôme (PTPD). Avant de vous inscrire, vérifiez impérativement que votre établissement et votre domaine d'études (Codes CPE) vous donnent droit de travailler au Canada après l'obtention de votre diplôme.
Pièces maîtresses du dossier :
- Preuves de capacités financières (relevés bancaires des 6 derniers mois).
- Lettre d'acceptation de l'EED (Établissement d'enseignement désigné).
- CAQ (pour le Québec uniquement).
- Tests de langue (IELTS/TEF) même pour certains programmes francophones.
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Si vous projetez de poursuivre vos études à l'étranger et que vous avez besoin d'une assistance pour vos dossiers (admission, équivalences, visas), l'équipe de Guindima peut vous accompagner dans votre projet international.
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